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Les écarts de la commune

Intérieur Ferme de Villarceaux à NozayVillarceaux (Villarcellun : charte de Pépin le Bref, 768). Le nom se retrouve au XlIe siècle lors d'une donation à l'abbaye de Longpont-sur-Orge.

Au XVIe siècle, les terriers (1) de l'époque signalent la présence d'un moulin à vent près de la ferme.

Ferme de Villarceau : abreuvoirLe domaine appartint ensuite:
- En 1640 à Louis de Louvain.
- Au duc de Brissac en 1804.
- Au maréchal d'Empire Bernadotte, prince de Ponte Corvo, lequel devint roi de Suède, jusqu'en 1860.
- A la famille Gaston Ratel et à ses descendants.
- Une partie des terres appartient actuellement à M. André Randegger.
Elles sont cultivées en pépinières.


Villiers
Le nom apparaît pour la première fois en 768, puis dans les terriers du XII' siècle. Un certain Robert, surnommé Paganus de la Porte, y jouissait en 1120 d'une dîme en grains et en bestiaux.
Il la céda à Henri, prieur de Longpont-sur-Orge, en 1186. Ce dernier en fit don à Ansold, lequel la céda à son tour à ce même monastère. Sous le règne de Philippe-Auguste (1165-1231), deux chevaliers, Rodulfus et Galleganus, étaient hommes-liges (1) des terres de Villiers.

Le Mesnil Forget
Dès le XII' siècle, le fief du MesnilForget appartenait à l'abbaye de Saint-Wandrille de Marcoussis et, en 1367, à Jean Lecoutillier, changeur et bourgeois de Paris. Le domaine se composait d'un hôtel, granges, colombier, fosse à poissons et d'environ 186 arpents de terres, bois et prés.

Lunezy
La ferme et les terres appartenaient dès l'an 1035 à Philbert Michel :
A Jean de Montagu de Marcoussis sous le règne de Charles V
A un certain Charpentier, en 1667, sous le règne de Louis XIV
A la famille Delange et à ses descendants, au XIXe siècle.
L'un d'eux, Auguste Delange, fut maire de Nozay de 1896 à 1902.

1 -  Terrier : registre contenant le dénombrement des droits seigneuriaux.
2 - Homme-lige : vassal soumis à son seigneur suzerain.

LES ECARTS DISPARUS

Montrasse
L'inventaire des biens du couvent des Célestins de Marcoussis, dressé le 17 mai 1470, fait mention de la ferme et du fief de Montrasse, proche de Nozay, consistant en 120 arpents de bois, 17 arpents de prés, manoir, bâtiments et jardins et 212 arpents de terres labourables.

Mongarni et Moouesouris
Domaines aux environs du Mesnil-Forget et de Villiers, dont des lieux-dits au cadastre ont conservé les noms. Il n'en reste plus aucune trace, sauf, peut-être, des restes de fondations enfouies dans le sol.

Rouillon
Ce village, qui avait pris le nom du ruisseau, était composé de fermes et de chaumières. Il s'étendait sur quatre paroisses : Nozay, Saulx-les-Chartreux, Ballainvilliers, Villejust et La Ville-du-Bois. Seules les communes de La Ville-du-Bois et de Saulx-les-Chartreux ont conservé sur leur cadastre le nom d'anciens lieux-dits : la Batte, les Maisonnettes, les Joncs-Marins, les Janots, les Quatre-Arpents.

Quelques fondations restées enfouies révéleraient encore l'existence de Rouillon, dont l'origine remonte à 1480, soit après la guerre de Cent ans (1339-1453) et de la bataille de Montlhéry (16 juillet 1465), lesquelles avaient ravagé toute la région. On peut supposer que les paysans de cette époque, las des guerres incessantes et des pillages, avaient voulu s'isoler au fond de cette vallée et mettre en culture les terres qui appartenaient aux moines Chartreux de Saulx et aux prieurés SaintPierre et Saint-Laurent de Montlhéry, comme le confirment les terriers de 1579 et 1621. Dans ces archives, on trouve le nom des fermiers qui s'étaient installés à Rouillon : Guiard, Gilbert, Dutartre, Bousquet, Froissant, Breton. Mais, en 1576, le village fut pillé et incendié par les soldats de Condé, chef de l'armée protestante pendant les guerres de religion. Ce fut alors la décadence. En 1609, la lente disparition s'accentua sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII. La dernière ferme qui survécut fut celle de Grand-Rouillon, sur le territoire de Nozay. Elle disparut à son tour à la fin du XVIIe siècle. Seules, des fouilles, prouveraient encore l'existence de ce village effacé de la carte et même de la mémoire collective des anciennes familles de la commune.