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Comment protéger nos abeilles ?

L'abeille est un maillon essentiel de la biodiversité et de la chaîne alimentaire. En effet, la survie ou l'évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent des abeilles ! Et sur 100 espèces qui fournissent 90% de nos ressources alimentaires, 70% ont besoin d'elles ! D'où cette citation d'Einstein : " Si l'abeille venait à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre "...

Aujourd’hui, les abeilles mellifères sont en danger mais il est possible de les protéger au quotidien, même en ville ! Pour préserver ces précieux pollinisateurs voici quelques gestes simples que vous pouvez appliquer dans votre jardin ou sur votre balcon.

 

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Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles

Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions. Ce phénomène porte le nom de " Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles " ou CCD (Colony Collapse Disorder) et reste inexpliqué : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l'on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l'importance écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice.

 
1) Bannissez les engrais et herbicides

Cette mesure est essentielle ! Les études en cours montrent que parmi les causes les plus probables de la disparition massive des abeilles figurent les traitements pesticides. En effet, des abeilles soumises en laboratoire à des doses connues de certains pesticides développent des modifications au niveau des enzymes de leur cerveau. Or, ces modifications peuvent avoir un impact majeur sur le petit insecte pollinisateur: difficulté à voler, à s'orienter, à communiquer avec les membres de sa colonie.

De plus, sachez que pour que les abeilles puissent continuer à jouer leur rôle de pollinisateur, il faut favoriser le développement d'autres insectes et invertébrés nécessaires au cycle de vie des plantes. Dans votre jardin, faites donc place à la vie !

2) Semer des fleurs

Dans vos cours, balcons, terrasses, bords de fenêtres, toitures, privilégiez les plantes à fleurs mellifères (les plus fréquentées par les abeilles).

Si vous êtes l'heureux détenteur d'un lopin de terre, prévoyez une jachère de fleurs sauvages pour permettre à la biodiversité de se renouveler.

Voici une liste non exhaustive des plantes à privilégier :  thym, bourrache, lavande, mélisse, menthe, origan, sauge, verveine, aster, gaillarde, hellébore, jacinthe, muscari, rose trémière, bruyère, cotonéaster, mélilot blanc, pyracantha, aubépine, berbéris, cognassier du Japon, groseillier sanguin, troène, lilas, seringat, mahonia, symphorine, houx, lierre (surtout en fin de saison), ronces, clématites, glycine, chèvrefeuille, vigne vierge…

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3) Consommer le miel de sa région

Ça a l'air bête comme chou, mais c'est un des conseils les plus logiques. Si la consommation de miel diminue, le nombre d'apiculteurs aussi, et donc le nombre d'essaims. Privilégier du miel français, c'est privilégier du miel a priori sans OGM et avec un bilan carbone moindre. Vous pouvez acheter du miel produit près de chez vous de manière à soutenir les apiculteurs de votre région. Et au passage, redécouvrez combien le miel est un aliment délicieux qui peut bien souvent remplacer le sucre blanc d’un faible intérêt nutritionnel. N'oubliez pas que la consommation de miel ne se limite pas aux biscottes du matin ! On peut l'intégrer dans tout un tas de plats et recettes !

 

 

Le miel : une composition magique

Connu et récolté de tout temps à travers le monde, le miel est doté d’incroyables vertus : antiseptique, tonifiant et cicatrisant, il se pare ensuite de propriétés plus spécifiques en fonction de la plante dont il est issu. Par exemple, le miel de bruyère sera plus anti-fatigue, celui de tilleul, apaisant…

Sa composition est unique :ab 3

- Glucides : environ 80 % (dont : 38 % de fructose, 31 % de glucose, du saccharose et du maltose)
- Eau : moins de 20 %
- Protéines : moins de 1 % (contenant divers acides aminés)
- Vitamines des groupes B (B1, B2, B3, B5, B6) et C et d’autres vitamines en quantité moindre
- Sels minéraux : moins de 0,5 % (parmi une liste d’une trentaine d’éléments comme le calcium, le sodium, le magnésium, le fer)
- Des lipides en faible quantité
- Des traces de pollens

Outre sa teneur en macro-éléments et en vitamines, le miel possède un pouvoir sucrant plus élevé que le sucre blanc. Moins énergétique (300 kcal aux 100 g contre 400 pour le saccharose) et de bien meilleure densité nutritionnelle, il a donc toute sa place comme « édulcorant » totalement naturel.